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Déc 04

Oui, la tech européenne peut rivaliser avec la Silicon Valley

Le rapport annuel « The State of European Tech », publié à l’occasion de Slush 2017, révèle des chiffres enthousiasmant pour la scène tech européenne, tant d’un point de vue investissements que talents… Une force qui place l’Europe comme un concurrent de plus en plus important de la Silicon Valley.

 

2017, une année record pour la tech en Europe ! Selon l’étude annuelle « The State of European Tech », publiée par Atomico à l’occasion de Slush 2017, 19 milliards d’euros seront investis cette année dans le secteur en Europe, dont 3,5 milliards de dollars d’investissements dans la deep tech. « La tech européenne n’a jamais été aussi forte (…) Nous sommes dans un cercle vertueux », a déclaré Tom Wehmeier, Partner et Head of Research du fonds européen d’investissement Atomico, lors de sa keynote le premier jour de Slush, qui se tient les 30 novembre et 1er décembre à Helsinki.

Depuis le début 2015, l’Europe a investi plus de 3 milliards de dollars par trimestre dans le tech, d’après le rapport. Parmi les technologies de pointe, l’IA et la blockchain placent d’ailleurs l’Europe comme la mieux placée pour obtenir un statut de leader mondial. « Nous n’avons pas à rougir devant les Etats-Unis et la Silicon Valley », affirment de nombreux investisseurs croisés dans les allées de l’événement.

 

 

Les talents, l’atout de la scène tech européenne

Mais tout n’est pas qu’une question d’argent. L’Europe peut compter sur ses talents. Au-delà des idées, c’est d’ailleurs ce qui attire aussi les investisseurs : « L’Europe compte 5,5 millions de développeurs professionnels contre 4,4 millions pour les Etats-Unis », indique Tom Wehmeier. Or, « les talents sont la clé du futur de l’économie », assure l’expert. La demande pour recruter les meilleurs ingénieurs et développeurs est croissante et la compétition s’accélère. « Les start-up se concurrencent les unes avec les autres, mais aussi avec les géants des technologies qui recrutent de plus en plus en Europe, et avec les industries traditionnelle qui foncent dans les nouvelles technologies beaucoup plus qu’avant ».

Une concurrence intra-européenne saine

La bataille fait rage aussi entre les pays à l’intérieur même de l’Europe. Quatre pays arrivent en tête des destinations pour les talents de la tech : le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et les Pays-bas. Et si le Royaume-Uni reste leader, les trois autres tirent de plus en plus leur épingle du jeu. Une compétition que Tom Wehmeier qualifie de « bataille royale ». « La compétition est importante. Cela reflète une demande. C’est une conséquence du succès. Cela attire les investisseurs (…) cela élève la tech européenne à un autre niveau encore, s’enthousiasme-t-il. Que vous soyez de Bucarest, de Bruxelles ou Oslo vous avez la liberté de rester où vous êtes »…

Entre start-up et grands groupe, les collaborations s’accélèrent

Le rapport révèle également un appétit grandissant pour collaborer avec les sociétés traditionnelles. Et ce, dans la majorité des secteurs : logistique, automobile, santé… Autre point fort de l’Europe, selon Tom Wehmeirer : la régulation. Si d’aucuns la considèrent comme un frein, « elle peut [au contraire] devenir un avantage compétitif à tous les niveaux : IA, blockchain, véhicules automnes, santé… » La GDPR, dont la mise en application le 25 mai 2018, serait donc un véritable atout pour la scène tech européenne. Mais selon Tom Wehmeier, la question de la régulation et de la réglementation au sens large doit être au cœur des discussions des gouvernements pour garantir cette compétitivité.

Reste désormais à communiquer autour d’un drapeau européen commun. « Nous devons travailler ensemble d’un point de vue européen et pas de manière individuelle », approuve Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance devant un parterre d’investisseurs et de start-up finalandaises en marge de Slush, le 1er novembre 2017. Une ambition de l’Union européenne qui mise notamment sur le CES 2018 pour asseoir ce positionnement, au-delà des actions individuelles des différents pays…

Consultez le rapport complet « State of European Tech 2017 »

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