Jan 15

Où vont les étudiants Erasmus en Europe ?

Depuis sa création en 1987, le programme d’échange Erasmus a permis à plus de 3 millions de jeunes Européens d’aller étudier dans un autre pays. Alors qu’il fête ses 31 ans en 2018, ce programme phare de l’Union européenne est aujourd’hui le plus connu dans le monde. Quelles sont les destinations préférées des étudiants ? Réponse dans ce comparatif.

Pour l’année 2014-2015, 291 383 Européens ont bénéficié de ce programme. Les destinations les plus populaires ont été l’Espagne (qui a reçu 42 537 étudiants sur la période) qui était déjà en tête l’an passé, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France.

La France est le pays d’où partent le plus d’étudiants (39 985 sur la période) suivie par l’Allemagne (39 719), l’Espagne (36 842) et l’Italie (31 051).

Les pays plus petits se démarquent car ils envoient le plus d’étudiants à l’étranger par rapport à leur population étudiante. Il s’agit notamment du Luxembourg, du Liechtenstein, de la Lettonie et de la Lituanie.

Le programme permet d’étudier dans tous les pays de l’Union mais également dans cinq pays non membres de l’UE : l’Islande, le Liechtenstein, la Macédoine, la Norvège et la Turquie.

Quelques chiffres sur le profil de l’étudiant Erasmus en 2014-2015

L’étudiant Erasmus type est une étudiante, puisque 61% des bénéficiaires du programmes sur la période sont des jeunes femmes. Son âge moyen est de 24,5 ans.

En moyenne, l’étudiant Erasmus se voit allouer une bourse mensuelle de 281 euros. Un chiffre en légère augmentation par rapport à l’année précédente (274 euros). Enfin, la durée moyenne d’un séjour est de 5,3 mois, soit l’équivalent d’un semestre d’études.

Jan 15

Le sport dans l’Union européenne

Dans le domaine du sport, qui relève encore largement de la compétence des Etats membres, l’Union européenne intervient en complément. En la matière, l’un de ses principaux objectifs est de renforcer la dimension sociétale du sport.

L’Europe dans le monde

Comme partout dans le monde, les politiques sportives relèvent, en Europe, de la compétence des Etats. Ces derniers sont libres dans la définition de leurs priorités et dans leurs choix budgétaires. S’il n’existe pas de politique sportive uniforme parmi les pays, le continent européen dans son ensemble est connu pour son action souvent ambitieuse dans ce domaine.

De nombreuses compétitions sportives se déroulent chaque année en Europe, concernant un vaste spectre de disciplines. Certains de ces événements sont à cet égard aussi bien suivis à l’échelle nationale qu’internationale. C’est notamment le cas du football, sport pour lequel la plupart des compétitions les plus prestigieuses et réputées ont lieu sur le Vieux Continent, attirant d’ailleurs une grande partie des meilleurs joueurs du monde. Plus généralement, des champions européens existent dans un très grand nombre de sports et rares sont les disciplines où des sportifs, clubs ou nations européennes ne figurent pas parmi les meilleurs à l’international.

La situation en Europe

A l’échelle du continent européen, le secteur du sport représente 3,4% du PIB et environ 15 millions d’emplois.

En matière de pratiques, le continent se caractérise également par sa diversité. Si certains sports sont pratiqués partout ou dans un grand nombre de pays, comme le football, le basket-ball, le tennis ou l’athlétisme, d’autres sont plus spécifiques à certains pays ou régions. C’est le cas du ski qui se pratique logiquement plutôt dans les pays nordiques ou ayant des montagnes, du rugby qui est surtout populaire dans les îles britanniques, en France et en Italie, ou encore des sports gaéliques qui, comme leur nom l’indique, sont très majoritairement présents en Irlande.

Par ailleurs, nombreux sont les Européens, dans l’ensemble des Vingt-Huit, à pratiquer une activité sportive en amateur. D’après le Parlement européen, près de 60% de la population serait concernée, tandis qu’environ 700 000 clubs sportifs existent dans l’UE.

Déc 21

Lisbonne : la nouvelle destination européenne des étudiants et jeunes diplômés ?

De plus en plus de jeunes étudiants et diplômés français posent leurs valises à Lisbonne chaque année !

Le pays n’attire pas seulement des peoples en quête d’optimisation fiscale ou de tranquillité, de plus en plus de jeunes étudiants et diplômés français posent leurs valises à Lisbonne chaque année !

Florent Pagny, Madonna, Eric Cantona, Christian Louboutin, Harrison Ford, Philippe Starck… Ils ont tous jeté leur dévolu sur le Portugal et s’y sont installés. Le pays n’attire pas seulement des peoples en quête d’optimisation fiscale ou de tranquillité, de plus en plus de jeunes étudiants et diplômés français posent leurs valises à Lisbonne chaque année !

L’Ambassade de France à Lisbonne recense 16 500 inscrits dans les registres de la section consulaire et estime à 30 000 le nombre de Français non-inscrits parmi lesquels on compte des étudiants français en programme Erasmus ou des stagiaires restants moins de 6 mois. Ces chiffres ne cessent de progresser depuis quelques années, qu’est-ce qui attire les étudiants et jeunes diplômés français dans la capitale portugaise ?

Un cadre de vie favorable

Si l’on compare Lisbonne avec d’autres villes françaises en terme de logement, factures et taxes, transport, alimentation, bar-restaurant, loisirs, vêtements, la capital portugaise est en moyenne 44% moins chère que Paris, 30% moins chère que Lyon et 15% moins chère que Marseille. Un argument de taille pour attirer de nouveaux expatriés français. Il faut tout de même relativiser en gardant bien à l’esprit que le salaire moyen à Lisbonne se situe entre 800€ et 850€ net par mois, attention donc à bien préparer son départ en prenant en compte cette variable avant d’accepter un stage ou un emploi.

Un autre point important auquel les expatriés sont attachés : la qualité de vie. Avec ses 300 jours d’ensoleillement par an, il est difficile de trouver une autre capitale européenne si agréable à vivre. La mer est au pied de la ville, les superbes stations balnéaires comme Estoril ou Cascais à quelques kilomètres, et la ville rayonne de ses manifestations culturelles.

La proximité avec la France est également un atout supplémentaire, avec 2h30 de vol vers Paris et des billets qui débutent à 30euros A/R, un retour en France pour rendre visite à ses amis et sa famille reste très accessible lors d’un Erasmus ou d’un stage dans la ville !

Une économie en pleine effervescence

Lisbonne s’affirme comme une ville influente dans le milieu des nouvelles technologies. La ville accueille depuis 2016 l’une des plus grandes conférences mondiale sur la tech, la Web Summit. La French Tech ne s’y est pas trompé, en voyant la communauté d’entrepreneurs du numérique accroitre à Lisbonne, elle a lancé en Octobre dernier son antenne French Tech Lisbon afin d’accompagner davantage ces entrepreneurs français venus s’installer à Lisbonne. De quoi intéresser de nombreux étudiants français à la recherche d’un stage à l’étranger dans une structure francophone ou d’un premier emploi. Le gouvernement portugais l’a bien compris aussi et souhaite capitaliser sur ce souffle économique nouveau que connaît le pays. A l’instar des avantages fiscaux que viennent chercher les retraités français (entre autre) venant s’installer au Portugal, dès le 1er Janvier 2018, le pays mettra en place un visa spécifique pour les étrangers décidant de délocaliser ou de créer une entreprise innovante au Portugal afin de leur faciliter les démarches, un argument de taille pour attirer encore un peu plus de jeunes Français à Lisbonne.

Un seul obstacle à votre arrivée sur place, si vous ne parlez pas ou très peu le portugais, il vous faudra faire un léger effort d’apprentissage en prenant des cours pour vous intégrer pleinement à la vie locale !

Une chose est sûre, Lisbonne a encore de beaux jours devant elle et les étudiants, Erasmus, et jeunes diplômés français devraient continuer d’affluer dans les années à venir, affaire à suivre..

Déc 20

Le coût de la vie dans 121 pays du monde

C’est un motif pour bon nombre de Français qui veulent changer de vie ou faire du tourisme. Où le coût de la vie est-il le moins élevé ? MoveHub a réalisé une infographie qui vous permettra d’en savoir plus. Objectif : connaître le coût de la vie tout autour du monde. En prime, vous pourrez comparer entre les différents pays du globe.

Le coût de la vie à l’échelle mondiale

En comparant l’indice des prix à la consommation de 121 pays, on s’aperçoit que les pays de l’Europe de l’Ouest et du Nord, de l’Amérique du Nord et l’Australie sont parmi les plus élevés. En tête des pays les plus chers, on trouve la Suisse, l’Islande, la Norvège. Egalement dans le top 10, on ne s’étonnera pas de trouver les Bahamas et le Qatar.

A la découverte des pays les moins chers

La rupture entre les pays du Nord et les pays du Sud est consommée. Dans le top 10, on trouve les pays les plus pauvres, comme l’Inde ou le Pakistan. Si une bonne moitié des pays d’Afrique n’ont pas été évalués, on constate que le coût de la vie est relativement bas dans la plupart des pays, à l’exception du Ghana et de l’Ile Maurice. Un bon nombre de pays très pauvres n’ont pas été évalués. C’est le cas d’Haïti, de la Guinée ou du Tchad, dont le revenu médian par habitant est inférieur à 1000 euros par an.

Déc 20

l’impact du e-tourisme en Europe

Le e-tourisme représenterait déjà 50% de la valeur totale des ventes e-commerce.

Bing Ads, la régie du moteur de recherche de Microsoft vient de dévoiler une étude sur les tendances des voyages en ligne en Europe. Vous ne serez pas surpris de lire que l’intérêt pour l’économie du partage, que se soit via le covoiturage ou les logements du type Airbnb ne cesse d’accroitre. Mais quelles destinations sont encore les plus prisées ? Qui sont les plus amenés à faire des recherches sur ce thème ? Par cette étude, Bing Ads vous aide à saisir l’occasion parfaite pour perfectionner votre stratégie d’acquisition de trafic.

L’étude réalisée révèle ainsi le top des destinations les plus populaires eu Europe, le montant des CPC moyens pour les thématiques vols et séjours regroupés par pays ou encore les catégories les plus recherchées sur le moteur de recherche.

Déc 13

Qu’est-ce que l’Eurogroupe ?

Les ministres des Finances des États membres de la zone euro se réunissent chaque mois à Luxembourg, la veille des réunions du Conseil ECOFIN. Cette assemblée prend le nom d' »Eurogroupe » et, bien qu’elle ne soit pas officiellement une institution de l’UE, elle est devenue l’un des principaux organismes décisionnels en matière de politique économique et monétaire.

L’essentiel

L’Eurogroupe a été créé par le Conseil européen en 1997, suite à la mise en place de l’Union économique et monétaire (UEM), et sa première réunion s’est tenue le 4 juin 1998 au Château de Senningen au Luxembourg.

Cependant, c’est seulement à partir du Conseil de Nice (7-9 décembre 2000) que cette assemblée prend le nom d' »Eurogroupe ». Le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), reformé en 2009 avec le traité de Lisbonne, inscrit l’existence de l’Eurogroupe à l’article 137. Le protocole 14 du même traité confirme la nature « informelle » de l’Eurogroupe.

Il ne s’agit pas d’une véritable institution de l’Union européenne, mais son rôle est fondamental dans la politique économique de la zone euro. Etant donné que, lors du Conseil ECOFIN, les représentants des États membres qui ne font pas partie de la zone euro ne votent pas sur les dossiers concernant l’euro, l’Eurogroupe est la vraie instance décisionnaire sur la monnaie unique.

Elu le 4 décembre 2017, le ministre des Finances portugais Mário Centeno deviendra président de l’Eurogroupe le 13 janvier 2018. Il succède ainsi au Néerlandais Jeroen Dijsselbloem (2013-2018) et au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (2005-2013).

Les compétences de l’Eurogroupe

Bien qu’informelles, les réunions de l’Eurogroupe sont de facto très importantes en matière de politique monétaire commune. Les pays membres de la zone euro y décident le futur de l’Union économique et monétaire (UEM).

Le 19 ministres des Finances de la zone euro sont les seuls à pouvoir prendre des décisions en matière de politique monétaire. Leur mission, au sein de l’Eurogroupe, est essentiellement de se concerter pour préparer la réunion du Conseil ECOFIN. C’est au sein de cette dernière assemblée que les décisions de l’Eurogroupe seront votées et validées.

Sachant que la zone euro a une seule politique monétaire, l’objectif de l’Eurogroupe est de garantir la stabilité et la cohérence de la zone. Ses compétences concernent donc les différents aspects de l’Union économique et monétaire :

  1. la conjoncture macroéconomique ;
  2. les relations entre le Conseil ECOFIN et la BCE ;
  3. la définition des positions communes de la zone euro sur la scène extérieure ;
  4. la coordination des politiques budgétaires ;
  5. la concertation en matière d’emploi ;
  6. les questions structurelles.

La responsabilité de l’Eurogroupe dans ces politiques est partagée avec la Banque centrale européenne et les différentes banques nationales, même si la marge de manœuvre des Etats en matière de politique monétaire est limitée par la coordination qui a lieu à l’échelle européenne.

La base juridique de cette coopération au sein de l’Eurogroupe remonte à la création de la zone euro en 1997. Le Pacte de stabilité et de croissance, (PSC) est le premier pas vers la coordination économique, budgétaire et monétaire. Ses critères, qui imposent aux États de la zone euro d’avoir à terme des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires, ont été renforcées avec le « six-pack » (2011) et le « two-pack » (2013) qui ont introduit les compétences macroéconomiques. Depuis le 1er janvier 2013, en outre, ces règles ne sont pas seulement valables au niveau européen mais elles sont inscrites directement dans le droit national par le biais du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

Le fonctionnement de l’Eurogroupe

L’activité de l’Eurogroupe est strictement liée aux réunions du Conseil ECOFIN. Les dossiers concernant la zone euro sont en effet votés au sein de cette dernière assemblée mais préparés la veille par les 19 ministres participants à l’Eurogroupe.

L’Eurogroupe se réunit tous les mois, à la veille des réunions du Conseil pour les affaires économiques et financières (ECOFIN). Alors qu’à cette dernière assemblée sont invités les 28 ministres des Finances de l’Union européenne, seuls les 19 ministres des Etats membres de la zone euro prennent part aux réunions de l’Eurogroupe.

Aux rendez-vous informels qui se tiennent chaque mois à Luxembourg ne participent pas seulement les ministres des Finances de la zone euro mais également le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et un représentant de la Commission européenne, normalement le commissaire chargé des Affaires économiques.

Lors de ces réunions, les ministres des Finances de la zone euro préparent les dossiers qui concernent la monnaie unique et qui seront votés le lendemain au sein du Conseil ECOFIN.

Déc 13

Le processus de décision de l’Union européenne

La prise de décision au sein de l’Union européenne fait intervenir quatre principales institutions : la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne forment le triangle institutionnel européen. Le Conseil européen, lui, joue un rôle d’impulsion, d’orientation et d’arbitrage.

Unique au monde, le cadre institutionnel de l’Union européenne défini par les traités confère à chacun un rôle et des pouvoirs qui lui sont propres. La prise de décision, dont le processus varie en fonction des domaines, fait généralement intervenir quatre institutions.

Le traité sur l’Union européenne (TUE) énumère les sept institutions de l’UE :
– le Parlement européen
– le Conseil européen
– le Conseil
– la Commission européenne
– la Cour de justice de l’Union européenne
– la Banque centrale européenne
– la Cour des comptes

Le Conseil européen

En amont de la plupart des grandes décisions européennes, le Conseil européen constitue le centre d’impulsion de la construction européenne. Constitué des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres régulièrement réunis en sommet, il définit, à l’unanimité dans la plupart des cas, les grandes orientations de l’UE. Il joue également, au plus haut niveau, un rôle de coordination, d’arbitrage ou de déblocage des dossiers difficiles. Le président du Conseil européen, qui anime ses travaux, est nommé pour deux ans et demi.

La Commission européenne

Garante de l’intérêt général européen, la Commission européenne a quant à elle pour principale fonction l’initiative des textes de loi. Exécutif européen, elle lance le processus législatif en proposant des mesures dans l’ensemble des domaines de compétence de l’Union européenne.

Si elle dispose en théorie du « monopole d’initiative », celui-ci est de fait fortement influencé par les autres acteurs : le Conseil européen comme décrit précédemment, mais aussi le Parlement européen ou les citoyens européens (initiative citoyenne européenne) qui peuvent lui demander d’agir.

Elle propose également chaque année le budget de l’UE et peut, en tant que « gardienne des traités », sanctionner un Etat membre qui ne respecterait pas ces derniers. Elle est composée de 28 membres nommés pour cinq ans : un par Etat dont le président.

Les propositions de la Commission européenne sont ensuite amendées, approuvées ou rejetées par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

Le Parlement européen

Elu au suffrage universel direct tous les cinq ans (la prochaine élection aura lieu en 2019), le Parlement européen représente les citoyens européens. Il amende et vote, avec le Conseil de l’Union européenne, les textes proposés par la Commission ainsi que le budget de l’Union européenne.

Dans certains domaines où la procédure législative est dite « spéciale » (accords internationaux, adhésion d’un nouveau membre…), le Conseil est dans la pratique le seul législateur : le Parlement donne son approbation à une proposition législative ou est simplement consulté sur celle-ci.

Il est composé de 751 députés européens siégeant par groupes politiques transnationaux et travaillant en commission techniques sur l’ensemble des domaines de compétences de l’UE. Le Parlement européen se réunit environ une fois par mois à Strasbourg pour le vote des propositions de lois.

Le Conseil de l’Union européenne

En aval de la procédure législative ordinaire, le Conseil de l’Union européenne (ou « Conseil des ministres de l’UE » ou « Conseil ») se prononce à son tour sur les textes de loi et le budget européens. Composé des ministres des Vingt-Huit, il se réunit une centaine de fois par an autour d’un domaine particulier (Conseil Agriculture, Affaires étrangères, Economie…).

Il peut modifier, adopter ou rejeter une mesure préalablement amendée par le Parlement européen, dans la plupart des cas à la majorité qualifiée, chaque Etat ayant un poids particulier dans le vote en fonction de sa population. La présidence du Conseil de l’UE est assurée tous les six mois par un pays différent.

Le cas particulier de la Politique européenne de sécurité commune (PESC)

La fusion des piliers opérée par le traité de Lisbonne n’a pas remis en cause la spécificité de la PESC par rapport aux autres politiques de l’Union. Le processus de décision reste en effet largement intergouvernemental.

Le rôle premier revient au Conseil européen, chargé d’identifier les intérêts et objectifs stratégiques de l’Union. Le droit d’initiative revient aux Etats membres et au haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, seul ou avec le soutien de la Commission européenne. C’est le Conseil qui prend les décisions, décisions qu’il vote quasi exclusivement à l’unanimité. Le Parlement européen est informé, voire consulté sur les choix fondamentaux.

Le traité de Lisbonne introduit par ailleurs une clause passerelle spécifique prévoyant que le Conseil européen peut décider à l’unanimité d’étendre le champ de la majorité qualifiée à la PESC.

La procédure législative ordinaire

La procédure législative ordinaire est la manière la plus courante de voter les textes législatifs au sein de l’Union européenne. Elle s’applique désormais à presque toutes les politiques où le Conseil vote à la majorité qualifiée à tel point que l’usage s’est répandu de parler de « co-législateur » (à l’exception de la politique agricole et de la politique commerciale).

La procédure se déroule de la façon suivante :

  • La Commission européenne présente une proposition législative
  • Le Parlement européen se prononce en première lecture
    Le Parlement donne son avis sur la proposition, à la majorité simple, sur la base d’un rapport préparé par l’une de ses commissions parlementaires. La Commission européenne peut modifier sa proposition pour tenir compte des amendements des parlementaires.
  • Le Conseil de l’UE se prononce en première lecture
    Si le Conseil approuve tous les amendements du Parlement, ou si le Parlement n’a proposé aucun amendement, l’acte peut être adopté. Sinon, le Conseil adopte une « position commune » à la majorité qualifiée. La Commission se prononce sur cette position commune.
  • Le Parlement européen se prononce en deuxième lecture

Soit : le Parlement accepte la position commune du Conseil et l’acte est réputé adopté ; le Parlement apporte des amendements à la position commune, qui retourne alors vers le Conseil ; le Parlement rejette la position commune et la proposition n’est pas adoptée.

  • Le Conseil de l’UE se prononce en deuxième lecture
    Le Conseil se prononce sur les amendements du Parlement, qui ont au préalable fait l’objet d’un avis de la Commission. S’il les approuve à la majorité qualifiée, l’acte est adopté ; sinon, le comité de conciliation est convoqué, dans un délai de 6 semaines.
  • En cas de désaccord persistant, l’acte est examiné par un comité de conciliation

Procédure de consultation
Lorsqu’il est consulté par le Conseil, le Parlement européen peut, grâce à cette procédure, donner son avis sur un texte. Cependant, cet avis ne lie pas le Conseil, qui peut choisir de le suivre ou pas. En fonction du domaine, la consultation du Parlement est obligatoire ou facultative.

Le comité de conciliation réunit des membres du Conseil et du Parlement, en présence de la Commission, qui joue un rôle de médiateur. S’il parvient à un compromis, l’acte est soumis au Parlement et au Conseil pour approbation. Si dans un délai de six semaines après sa convocation le comité n’approuve pas de projet commun, l’acte est abandonné.
Un acte est adopté lorsque le Conseil et le Parlement l’ont accepté dans les mêmes termes. Il entre en vigueur à sa parution au Journal officiel de l’Union européenne. S’il s’agit d’un règlement il s’applique directement. Si c’est une directive, les Etats membres disposent d’un délai pour la transposer dans leur droit national. En fonction des domaines, le Comité des régions et le Comité économique et social européen doivent être consultés et donner leur avis sur la proposition législative.

Les procédures législatives spéciales

Le Parlement européen participe à l’élaboration des actes législatifs européens à des degrés divers, en fonction de la base juridique pertinente pour chacun de ces actes. Son rôle a progressivement évolué d’une participation exclusivement consultative à une codécision sur pied d’égalité avec le Conseil.

Cependant, certains domaines échappent à la procédure législative ordinaire. Ils sont régis par d’autres types de procédures législatives dites « spéciales ». Dans le cas par exemple de l’adhésion de nouveaux Etats membres, de la politique fiscale ou de la conclusion d’accords internationaux, le Conseil légifère seul, le rôle du Parlement étant limité à la consultation ou l’approbation.

Le pouvoir législatif du Parlement européen s’exerce ainsi selon deux autres modes, différents en fonction de la nature de la proposition en question :

  • consultation : il donne un avis consultatif (par exemple en matière de fiscalité), non contraignant juridiquement
  • approbation : cela correspond à un droit de veto, c’est à dire que le Parlement approuve ou désapprouve sans pouvoir formuler d’amendements (par exemple sur la conclusion d’un accord international)

A l’inverse, le Parlement légifère seul (après avis ou approbation de la Commission et approbation du Conseil) dans plusieurs domaines liés au statut des députés européens ou du médiateur.

Les évolutions du processus décisionnel

L’extension du vote à la majorité qualifiée : Certains Etats membres ont longtemps refusé le passage de l’unanimité à la majorité qualifiée car ils refusaient d’être mis en minorité dans de nombreux domaines. L’Acte unique européen a contribué à lever ce blocage en organisant le passage à la majorité qualifiée pour une grande partie des décisions liées au marché intérieur. Les traités suivants ont poursuivi sur cette voie en augmentant le nombre des politiques pour lesquelles la majorité qualifiée est requise. Toutefois, certains domaines jugés très sensibles restent régis par l’unanimité (comme la fiscalité).

L’émergence du Parlement européen : Depuis l’Acte unique européen, le rôle du Parlement européen dans le processus législatif communautaire va grandissant. Aujourd’hui, il est pleinement associé au vote des textes communautaires via la procédure législative ordinaire (PLO), appelée avant le traité de Lisbonne procédure de co-décision.

Infographie : un pétrolier s’échoue

Comment l’UE prend-elle une décision ?

Réunion des dirigeants européens, proposition de la Commission européenne, vote du Parlement européen et du Conseil, transposition le cas échéant : tout le circuit de décision à travers l’exemple concret d’un pétrolier qui s’échoue.

NB : La Croatie est devenue le 28ème Etat membre de l’Union européenne le 1er juillet 2013. Le Conseil de l’Union européenne compte donc désormais 28 ministres de l’environnement, et non 27 comme indiqué dans cet exemple. Outre le nombre d’Etats membres, l’infographie reste exacte.

En savoir plus

Déc 11

Le Conseil de l’Europe lance un appel à projet visant à soutenir l’organisation de formations à l’éducation aux droits de l’homme

C’est avec plaisir que nous vous informons que le processus de candidatures pour des stages nationaux de formation à l’éducation aux droits de l’homme en 2018 est ouvert. Nous acceptons des candidatures provenant d’organisations non-gouvernementales, institutions publiques et/ou réseaux intéressés par l’organisation de stages de formation pour l’année 2018.

Les cours nationaux de formation à l’éducation par les droits de l’homme font partie intégrante du programme Jeunesse pour la Démocratie. Les stages doivent viser à former des multiplicateurs clés dans le domaine de l’éducation aux droits de l’homme (travailleurs de la jeunesse, formateurs, enseignants, formateurs des enseignants, éducateurs pairs,…) sur la manière de planifier, mettre en place et évaluer les activités d’éducation aux droits de l’homme basées sur les approches évoquées dans le manuel Repères. Les stages de formation nationaux doivent être considérés comme une chance de prôner et d’apprendre à prôner l’éducation aux droits de l’homme aux niveaux national et local et doivent contribuer à l’établissement de réseaux nationaux durables de praticiens.

Le Conseil de l’Europe peut apporter un soutien financier, éducatif et/ou institutionnel pour ces stages 2018. De plus amples informations ainsi que le formulaire de candidature sont disponibles sur le site du programme jeunesse d’ éducation aux droits de l’homme.  

Toutes les candidatures devront être transmises avant le 20 Décembre 2017.  Nous vous remercions par avance de bien vouloir passer l’information à des organisations qui seraient intéressées ou concernées par cet appel à projets.

Déc 11

La Région et l’Ambassade d’Allemagne annoncent pour 2018 la 1ère quinzaine franco-allemande en Occitanie

La présidente de Région Carole Delga recevait, ce vendredi 29 septembre, l’ambassadeur d’Allemagne en France, Nikolaus Meyer-Landrut, aux côtés notamment de Guillaume Cros, vice-président en charge des affaires européennes et de la coopération au développement, Marie-France Marchand-Baylet, présidente de la Fondation Groupe Dépêche ainsi que Nicolas Morvilliers, consul honoraire d’Allemagne à Toulouse.

A cette occasion, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, la Fondation Groupe Dépêche et l’ambassadeur d’Allemagne ont présenté la vocation et les contours de la 1ère quinzaine franco-allemande en Occitanie qui se tiendra à travers toute la région à la rentrée prochaine. L’évènement sera lancé à Toulouse le 14 septembre 2018 et se clôturera à Montpellier le 3 octobre 2018, date de la fête nationale allemande. L’ambition est de renouveler cette manifestation à vocation populaire, festive et culturelle, chaque année à la même période, de préférence en alternance entre la France et l’Allemagne.

Initié en juin 2017 dans le cadre de la coopération entre la Région et l’Allemagne, ce projet a pour objectifs de faire vivre la construction européenne, de délivrer un message d’ouverture notamment en direction de la jeunesse ou encore de renforcer les liens qui unissent Français et Allemands. Plusieurs partenaires ont déjà rejoint l’aventure parmi lesquels la chambre régionale de commerce et d’industrie, les clubs d’affaires franco-allemands de la région, l’ambassade d’Allemagne, le Groupe La Dépêche, le Goethe Institut, la Maison de Heidelberg ainsi que des entreprises et clusters régionaux.


Cette première édition se traduira concrètement par une programmation d’événements labellisés organisés sur l’ensemble du territoire, mettant à l’honneur les richesses des deux pays dans les domaines culturels, économiques, éducatifs, sportifs… A ce titre, les partenaires ont finalisé ce jour la création d’un logo et d’une phrase forte qui accompagneront l’ensemble des évènements organisés : « Une amitié qui a de l’avenir ».

« L’amitié franco-allemande est un des moteurs de la construction européenne. C’est pourquoi nous souhaitons, avec cette quinzaine, valoriser et renforcer les liens forts qui existent entre l’Occitanie et l’Allemagne. Il est plus que jamais nécessaire de faire vivre et d’incarner l’Europe au quotidien, au plus proche des citoyens et sur tous nos territoires », a notamment déclaré la présidente de Région Carole Delga à cette occasion.


« Avec cet évènement inédit en France, nous voulons montrer que l’Europe est non seulement une réalité mais surtout une opportunité, en particulier pour les jeunes. L’avenir de l’Europe ne repose pas seulement sur l’élaboration de textes à Bruxelles ou Strasbourg, ils’écrit avant tout dans les territoires, avec l’énergie des gens qui vivent, qui y travaillent, qui yinvestissent », a souligné l’ambassadeur d’Allemagne en France, Nikolaus Meyer-Landrut.

L’appel à projets, qui sera lancé dans les prochains jours, permettra aux collectivités,aux associations ou encore aux professionnels souhaitant participer de proposer unévénement au comité de labellisation. La Région et les partenaires de l’opération assurerontnotamment la communication et la promotion des manifestations.

Déc 11

Valorisez les ressources de l’UE dans votre région ou ville

Le nouveau cours en ligne (MOOC) du Comité européen des Régions débutera le 15 janvier 2018. Cette troisième édition a pour thème: «Valorisez les ressources de l’UE dans votre région ou ville». Le MOOC fournira des informations sur les politiques et programmes actuels et futurs de l’UE, ainsi que des outils pratiques et des exemples d’opportunités de financement disponibles aux niveaux régional et local.

Vous pouvez suivre le cours en anglais, français ou allemand. Après l’achèvement du cours, vous pouvez recevoir un certificat d’achèvement gratuit!

Il sera disponible sur Iversity, une plateforme d’apprentissage en ligne, et inclura des vidéos, des fiches d’information, des infographies, ainsi que des travaux pratiques qui permettront aux participants d’interagir sur la plateforme du cours.

Le MOOC durera six semaines (du 15 janvier au 23 février 2018). Chaque semaine sera consacrée à un sujet différent. La charge de travail s’élèvera à environ 1,5 heure par semaine. Le matériel de cours restera en ligne pendant un an, donc même si vous ne pouvez pas terminer tous les chapitres en janvier et en février, vous aurez l’occasion de travailler sur le matériel de cours à votre propre rythme.

Le cours est co-créé par le Comité des Régions, plusieurs directions générales de la Commission européenne – Politique régionale et urbaine; Budget; Emploi, affaires sociales et inclusion; Agriculture et développement rural; Eurostat – ainsi que la Banque européenne d’investissement, Interreg Europe et Urbact.

Le cours est gratuit, ouvert à toute personne intéressée par l’UE et les affaires régionales et locales, et accessible sur tous les appareils.

Inscrivez-vous dès maintenant ou sur https://cor.iversity.org/

Info et contact: contact-mooc@cor.europa.eu

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