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Elections européennes 2019 : quels candidats ? quelles stratégies ?

Le 26 mai 2019, les élections européennes auront lieu en France. Changement majeur par rapport à 2014 : le scrutin par circonscription a été remplacé par une liste nationale unique composée de 79 candidats – un chiffre égal au nombre de députés français qui seront normalement présents au Parlement européen l’année prochaine. Chaque parti doit ainsi désigner une tête de liste qui le représentera pendant la campagne. Si certains ont déjà fait leur choix, le flou persiste néanmoins pour les autres formations politiques. Beaucoup sont en effet divisées sur la ligne directrice à adopter et les alliances à contracter.

La République en Marche : la stratégie du rassemblement

 

De gauche à droite : Christophe Castaner, Edouard Philippe et Sylvie Goulard – Crédits : Profil Facebook Officiel |  Pierre PAOLO CITO / Parlement européen

Selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé les 30 et 31 août 2018, la République en Marche se placerait en première position du scrutin avec 20% des voix (3 points de moins par rapport à celui de juin), si les élections avaient lieu aujourd’hui. Sorti largement majoritaire des élections législatives avec le Modem allié, le parti ne compte cependant qu’un seul député estampillé « La République en Marche » au Parlement européen : Jean Arthuis (qui siège chez les libéraux).

La stratégie d’En Marche est simple : « faire exploser les deux principales formations à Bruxelles« , le Parti Populaire Européen (PPE) et les sociaux-démocrates (S&D), afin de se constituer en un large bloc central. L’idée est de rallier à la fois des députés de gauche, de droite et du Modem, tout en laissant la porte ouverte à la société civile, afin de rassembler le plus de monde possible. Le député des Français à l’étranger, Pieyre-Alexandre Anglade, a par ailleurs été missionné pour nouer des alliances à l’étranger (notamment avec le parti espagnol de centre-droit Ciudadanos et les pays de l’Est). Pour mener à bien les ambitions de LaREM, Emmanuel Macron cherche également à renforcer le clivage entre ceux qu’il qualifie de « progressistes« , qu’il cherche à rassembler autour de sa ligne pro-européenne, et les « nationalistes » notamment incarnés par le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini et le Premier ministre hongrois Viktor Orban, et en France par Marine Le Pen notamment.

Plusieurs personnalités sont actuellement pressenties pour prendre la tête de liste. L’ancien eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, proche d’Emmanuel Macron, a annoncé début octobre qu’il n’en serait pas. Le Premier ministre Edouard Philippe, Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche ou encore Sylvie Goulard, ancienne ministre des Armées dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe et députée européenne de 2009 à 2017, font partie des candidats potentiels pour mener la liste de LaREM. La question n’a toujours pas été tranchée.

Le 26 septembre, Christophe Castaner a cependant lancé la campagne de LaREM pour les Européennes. A cette occasion, le parti a lancé un appel à candidatures pour composer la liste : les intéressés ont jusqu’au 15 novembre pour se faire connaitre sur le site du parti.

 

Suite…

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