Menu Fermer

L’interview

Sylvie Sonneville

Chargé de mission cellule Europe du Conseil général du Gers

(05-62-67-31-62 /// ssonneville@cg32.fr)

 

Un parcours européen ?

Enfant, mes amis venaient déjà de plusieurs pays différents. Ce n’est que plus tard, lors du stage pratique de mon DEFA (Diplôme d’État relatif aux Fonctions d’Animation) que j’ai vraiment mis le pied dans les projets à dimension internationale. A cette époque, j’ai eu à créer la délégation Midi-Pyrénées d’une association nationale « Jeunesse et reconstruction » qui gère l’organisation de chantiers de jeunes bénévoles en lien avec 33 pays. Chaque chantier accueille une quinzaine de jeunes de 8 nationalités différentes. Ce fut ma première expérience où l’échange interculturel a pris toute sa signification : essayer de comprendre l’autre, apprendre de la culture de l’autre. C’est un peu la passion de ma vie…

Aujourd’hui, après des passages dans le domaine de l’aménagement du territoire, je travaille à la cellule Europe du Conseil Général du Gers. Celle-ci a plusieurs fonctions : la première est de suivre et d’accompagner tous les dossiers gersois faisant appel à un cofinancement de fonds européens et pas uniquement ceux du Conseil général. Je participe aux réunions de programmation du FEDER, du FEADER et je fais également une partie du suivi FSE. La cellule Europe assure ensuite une veille sur les appels à projets sur lesquels le Conseil Général se positionne généralement en partenariat avec des structures locales. Enfin, elle est en charge de la coopération internationale du Conseil Général du Gers, avec l’appui de B. Gendre, Conseiller général du canton de St Clar dont une des missions est le suivi des relations internationales. Le Gers coopère par exemple en ce moment avec la région de Moravie du Sud, en République Tchèque, via un projet Comenius Regio sur des questions d’éducation et de formation à l’agriculture durable.

Des valeurs européennes ?

 Pour moi, la grande valeur de l’Europe, qui a précédé à sa création, est la paix sur son territoire. C’est pour moi une grande réussite de l’Union Européenne et un point essentiel. Les tensions entre les pays sont souvent liées à une méconnaissance de la culture de l’autre. J’avoue que c’est un peu fleur bleue comme raisonnement mais un meilleur apprentissage de la culture de l’autre, la confrontation, le dépassement du premier choc culturel sont les garants de bonnes relations humaines.

Je me suis souvent rendue à la Commission à Bruxelles. Il faut voir cette ruche de réflexion collective pour comprendre la politique, les directions, les décisions qui sont prises tout au long de l’année. Pour les professionnels ou le grand public concerné, il est essentiel de se rapprocher des élus et des techniciens européens pour comprendre la philosophie européenne. Accessibles et ouverts, ils sont d’ailleurs généralement en demande de ce genre de rencontres.

apis-70227_640

L’Union Européenne localement ?   

Il faut comprendre que l’Europe est partout, y compris dans le milieu rural ! Beaucoup de projets locaux peuvent être cofinancés par un dispositif européen, y compris pour les particuliers. Il ne faut hésiter à contacter le Conseil général ou le CIED le plus proche pour voir ce qui réalisable. Par exemple, La Cyber-base® du Grand Auch a reçu un financement FEDER pour ses ateliers jeunesse. L’Europe a financé la rénovation des cœurs de village, la reconversion en bio pour les agriculteurs, la vente à la ferme… il ne faut pas s’autocensurer et poser la question aux personnes qui peuvent vous aider. Allez voir le site http://www.europe-en-midipyrenees.eu/

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.