De la Gascogne aux Pays-Bas : Le mystère d’Artagnan sur le point d’être résolu ?
L’histoire européenne réserve parfois des surprises archéologiques de taille. Ce mercredi 25 mars 2026, une annonce venue des Pays-Bas a interpellé la Gascogne : un squelette, qui pourrait être celui du célèbre Charles de Batz de Castelmore, dit d’Artagnan, aurait été découvert.
C’est lors de travaux de restauration dans la nef d’une église de Maastricht, consécutifs à un effondrement du sol en février dernier, que les restes ont été mis au jour. Si l’identité du défunt reste à confirmer, les premiers indices recueillis par les archéologues néerlandais sont particulièrement éloquents :
- L’emplacement : Le corps reposait sous l’ancien autel, un privilège réservé aux figures royales ou aux personnalités de très haut rang.
- Un indice national : Une pièce de monnaie française a été retrouvée à proximité immédiate du squelette.
- La chronologie : Le site correspond au lieu où le célèbre Mousquetaire du Roi a trouvé la mort il y a 350 ans, en 1673, lors du siège de la ville.
La science au service de l’histoire européenne Pour Wim Dijkman, archéologue qui traque les traces du Gascon depuis près de 30 ans, cette découverte est « le point culminant d’une carrière ». Toutefois, la prudence scientifique reste de mise. Un échantillon d’ADN a été prélevé le 13 mars dernier et est actuellement analysé dans un laboratoire spécialisé à Munich, en Allemagne.
Né à Lupiac, dans le Gers, et mort en service aux Pays-Bas, d’Artagnan incarne cette mobilité européenne avant l’heure. Immortalisé par Alexandre Dumas, il reste un trait d’union culturel entre la France et ses voisins européens. Les résultats des analyses ADN sont attendus avec impatience pour confirmer si l’enfant du pays a enfin été retrouvé.
